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4 - Etape 4 : récompenser la prise de risques

Lorsque nous parlons de prise de risque, nous parlons de sortir des sentiers battus et d’être un adepte de la « pensée latérale » chère à E. de Bono. Ici, il s’agit de choisir des solutions originales.

L’intérêt de la prise de risques : c’est une occasion d’apprendre et aussi une occasion d’apprendre à prendre des risques intelligemment. On privilégie les risques modérés, quand les chances de réussite semblent plus grandes que les risques d’échec.

Qu’est ce qu’un risque modéré ?

La prise de risque modérée est un des facteurs les plus intéressants de la motivation. On estime qu’un risque est modéré entre 60% et 90% de chances de réussite. Mais comment évaluer cela dans un environnement complexe ? L’intuition et l’expérience. La décision finale vous revient.

Trois éléments pour prendre des risques.

  • il faut un environnement qui accepte la prise de risques.
  • Il faut que ceux qui prennent des risques soient protégés par l’organisation, jusqu’à ce qu’ils aient pu prouver ce qu’ils voulaient faire.
  • Il doivent avoir tous les moyens de le faire. (moyens au sens large , c’est à dire moyens intellectuels, administratifs...)

Une dernière condition : permettre les erreurs.

Utopie ? préférez-vous un climat sans confiance en soi, stagnation, tendance à cacher les erreurs ou à ne rien faire pour ne pas faire d’erreurs ? il vaut mieux permettre que des erreurs puissent arriver, lorsqu’elles sont le fruit d’un désir d’avancer honnête, créatif et énergique, et encourager les personnes à tirer les leçons de ces erreurs.

Les 8 clés de la prise de risques :

1) augmenter votre confiance en votre propre « brillance », unicité et sens du but.
L’intuition peut être bloquée par nos propres barrières. Nous nous persuadons souvent que nos capacités ont des limites, pour apprendre ou pour mieux faire les choses. La plupart d’entre nous possédons des talents cachés, « non ouvert », non explorés.

Pour réussir, nous avons parfois besoin de laisser de côté ces limitations et d’apprendre à les considérer comme « temporaires ».. Un enfant de 3 ans ne sait pas lire, mais prévoit le moment où il le saura. Ceci est valable à tout ge comme nous le verrons à l’étape 6.

2) Créer une équipe qui soutient.
Cela sert en particulier pour transformer des erreurs en succès possibles, et transformer le découragement, en l’explorant, en comprenant ses causes et ses effets.
Choisissez des gens qui veulent vous aider à réussir - et réciproquement si possible.

3) Surmonter toute crainte d’erreurs.
C’est ce que nous avons étudié dans les étapes 2 & 3. abandonner la crainte de faire des erreurs est intimement lié au développement de l’intuition.

4) Avoir un esprit ouvert.
Une des plus grandes barrière au progrès est l’ensemble des certitudes que nous avons sur comment vont les choses. Cela nous empêche souvent de voir d’autres possibilités.
C’est là où il est intéressant d’être à l’aise avec l’ambiguïté et l’incertain. Lire des romans de science-fiction est une occasion de réfléchir à des mondes non-familiers et de stimuler sa pensée créatrice.

5) Développer vos pouvoirs d’intuition.
Voici un jeu proposé par Peter KLINE pour faire un peu plus confiance à son intuition :
Prenez une balle en mousse et lancez-là en l’air. Attrapez là quand elle retombe, en disant « passe » à voix haute, juste au moment où la balle frappe votre main. Cette coordination fait appel à la confiance en votre intuition. Ne dites pas « passe » juste après mais en même temps que la balle frappe votre main.

Maintenant continuez cet exercice en mémorisant quatre mots (prenez environ 10 minutes pour cela) :

  • évaluer,
  • planifier,
  • faire,
  • vérifier.

Ce sont les quatre étapes du processus qualité.

On apprend ainsi à ne pas passer notre pensée au filtre avant de le dire. Cette habitude mentale vient à la fois de la croyance que nous avons qu’il faut donner la bonne réponse à n’importe quelle question, sinon on est considéré comme un imbécile, et la peur de se tromper. Mais ainsi :

  • nous pensons d’une manière moins efficace.
  • Nous craignons plus de prendre des risques modérés.

Avec ce jeu, vous ne censurez pas votre pensée avant de l’exprimer.

6) Classer les risques liés à vos projets en cours et explorer l’écologie de votre situation.
Un risque n’est pas immédiatement identifiable. Un risque est une conséquence incertaine d’une évolution que nous souhaitons apporter. Il faut faire une liste éléments pouvant apporter une amélioration à vos projets en cours, puis les classer en fonction de leur priorité et de leur complexité, comme nous le faisons dans le protocole HEXILIS lors de la phase 2 de la planification.

7) Créez des images de vos buts et imaginez le résultat de vos projets.

8) Baliser votre chemin, et ayez un retour de ce que vous faites.
Balisez l’avancement de votre projet avec des buts à 1 an, 6mois, 3mois, 1 mois, une semaine ou demain. Pour chaque balise, déterminez les besoins pour aller à la suivante.

La relecture est à faire fréquemment pour vérifier votre progression et développer votre sens des responsabilités aux choix que vous avez faits.

La prise de risques modérés est un outil qui s’apprend. C’est aussi un attitude, un style de pensée. La prise de risque est presque inévitablement un processus de découverte de soi-même, et de reconnaissance des autres.

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